LA ROUSSE DEMENAGE !

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Attention, attention.

Mesdames et messieurs, grande nouvelle. Roulements de tambour. LA ROUSSE DEMENAGE !

Après des semaines de galère, de réflexion et de boulot (partagées avec mon amoureux qui a subi mes crises à l’autre bout de l’Atlantique), je suis fière de vous présenter mon nouveau blog, sur une nouvelle plateforme (plus jolie, plus pro, plus tout en fait) :

http://laroussebouquine.fr

J’ai donc mon nom de domaine à moi toute seule (si c’est pas beau) et un tout nouveau design. Je compte publier toujours plus d’articles – et notamment des articles plus thématiques. J’espère que vous appréciez cette nouvelle!

Je laisse ce blog encore ouvert quelques temps pour que tout le monde ait le temps de me rejoindre…et je pense le mettre hors ligne d’ici quelques semaines/mois.

Si vous aimez mes articles, ma rousseur, mes sens de l’humour (ou pas), bref si vous passez un bon moment en passant sur ce blog, venez me rejoindre

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Revue : Envoyée Spéciale – Jean Echenoz

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Titre : Envoyée Spéciale

Auteur : Jean Echenoz

Editions : Les Editions de Minuit

Date de parution : 7 janvier 2016

Nombre de pages : 312 pages

Résumé : Constance étant oisive, on va lui trouver de quoi s’occuper. Des bords de Seine aux rives de la mer Jaune, en passant par les fins fonds de la Creuse, rien ne devrait l’empêcher d’accomplir sa mission. Seul problème : le personnel chargé de son encadrement n’est pas toujours très bien organisé.

Mon avis : Jean Echenoz était l’un de ces auteurs sur lequel j’avais beaucoup d’a priori, à tort. J’imaginais un auteur aux livres un peu poussiéreux, un peu vieille France, tout cela pour m’avoir laissé des souvenirs impérissables en khâgne durant mes cours de thème où je finissais invariablement avec la note de 6/20. Les textes que j’avais à traduire étaient toujours des mêmes auteurs : Simenon, Perec, Carrère… et j’avoue que depuis, j’ai déclenché envers ces auteurs une sorte d’animosité infondée.

Le Prix du Roman des Etudiants m’aura au moins permis de me faire une autre idée (bien plus construite) sur Jean Echenoz, ce qui n’est pas rien.

C’est le genre de livres dans lequel on rentre sans trop savoir de quoi il s’agit. Et tant mieux. J’ai eu la sensation de découvrir un roman totalement loufoque, à mille lieux de ce que je pouvais imaginer. Une blogueuse avait écrit sur Livraddict qu’il lui rappelait les romans de Puértolas. Et je suis assez d’accord. On retrouve ici ce côté déjanté et improbable de l’histoire, qui nous tient en haleine et nous fait sourire tout du long.

J’ai tout de suite accroché avec l’écriture de l’auteur. Il a une façon de décrire les choses sans pareille, il s’attarde sur quelques détails qui semblent insignifiants et pourtant, on y prend goût. Le narrateur nous prend à parti, fait de petites interventions ça et là, nous rappelant qu’il maîtrise son récit et qu’il sait parfaitement là où il veut nous amener. Je me suis vue dans le jardin ombragé de la Creuse autant que dans les rames de la ligne 2 du métro parisien. J’ai aimé découvrir la Corée du Nord par le biais du roman, même si j’aurais aimé savoir si les considérations sur le pays sont totalement fictionnelles ou si elles contiennent bien une part de vrai.

Echenoz nous propose une galerie de personnages sympathique et originale, hauts en couleurs, à laquelle on s’attache quand même un peu. Ce ne sont pas des héros ordinaires au sens de héros de romans. Ce sont des héros de tous les jours, un peu balourds, un peu patauds, un peu à côté de la plaque. Mais qui nous font sourire.

L’intrigue m’a tenue en haleine jusqu’à la fin et je ne me suis vraiment pas ennuyée. J’ai passé un très bon moment de lecture et je pense même découvrir avec plaisir d’autres livres de l’auteur dans les prochaines semaines. Je vous incite d’ailleurs avec grand plaisir à découvrir sa plume, loin d’être aussi poussiéreuse que je ne le pensais.

« Reste les autres usagers de la rame qu’on peut toujours examiner mais, dans le métro, il ne faut pas les regarder trop longtemps, ni les hommes car cela peut être mal pris aussi. Reste les enfants : ce qu’il y a de bien avec les enfants, c’est qu’on peut les regarder tant qu’on veut, même dans les yeux, on peut aller jusqu’à leurs sourire sans redouter de représailles. Croit-on.
Croit-on car en réalité, sous leur masque d’indifférence et de candeur ils vous repèrent, ils prennent des notes, se renseignent sur votre état civil, vous identifient au moindre détail près grâce à leurs super-pouvoirs, vous mettent en fiche, vous inscrivent sur leur liste et un jour ou l’autre, une fois adulte ou même avant, dès qu’ils seront en âge de régler leurs comptes, vous comprendrez votre douleur. »

Tous ces livres qui me font désespérément envie…

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Parmi les tribulations diverses du très grand lecteur, il y a ce désir constant, presque maladif, de s’enquérir de toujours plus d’ouvrages. Une addiction à part entière, pas bien méchante me direz-vous, mais un peu encombrante quand même.

Chers Lecteurs Anonymes, merci de m’accueillir. Moi, c’est Solène, 19 ans, 20 à la fin du mois, à qui on demande « Tu veux quoi pour ton anniversaire ? » et qui se retient de répondre frénétiquement Livres, Des Livres, des livres et encore des livres.

Parce que bon, y’a quand même d’autres choses chouettes dans la vie. Et qu’une part de moi se dit que j’ai déjà suffisamment de livres qui croupissent dans ma bibliothèque en attendant d’être lus. Néanmoins, une autre grosse part ne cesse de traîner en librairie et sur les blogs et trouve toujours de nouveaux objets de tentation. Alors pour que vous preniez conscience de l’ampleur, j’ai décidé de vous montrer tout ça, ou du moins QUE les livres qui me font le plus envie en ce moment.

Et c’est sans doute là que ça devient risible. Parce qu’il y en a vraiment beaucoup.

Du témoignage, de la fiction, du jeunesse, du contemporain, du poche, du grand format, de la bande dessinée, de l’album jeunesse, du manga, de l’historique, de la romance, du policier, de l’anglais, du français, de tout en somme. Il y en a pour tout les goûts, voilà ma petite dame.

Remarquez, vous me direz : je n’ai aucune excuse en ce qui concerne mon anniversaire. Je déborde littéralement d’idées. Mais j’ai bien décidé de me contenir et de demander d’autres choses en priorité. Histoire de me donner bonne conscience, peut-être un peu. Mais aussi parce que d’autres choses me font envie, quand même.

Je ne m’étendrai pas sur chacun des livres, sans doute parce que je suis une flemmarde dans l’âme et que mon article ferait dix pieds de long si je m’attelais à la tâche. Qu’importe, je voulais juste vous partager aujourd’hui ce petit problème de lecteur, mon envie perpétuelle de lire de nouveaux livres et de les posséder, alors qu’ils sont déjà trop nombreux sur mes étagères à me faire les yeux doux. Un peu comme le dernier grain de maïs dans la boîte de conserve Bonduelle qui crie « Mange-moi, Mange-moi ! ». Et là j’espère vraiment que vous avez la télé, et que vous ne boudez pas les pubs. Bref, que vous avez saisi la référence. Sinon je me sens un peu bête.

Bref, bon week-end à tous – et dîtes-moi si vous vous sentez aussi embêté(e) que moi face à une wishlist qui déborde !

TAG : Book Fangirling Award

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Le Principe ?

Répondre aux questions de la personne qui t’a nominé(e) dans un article

Nominer 5 blogueurs et leur poser tes questions !

J’ai été taguée il y a quelques jours par ma copinaute Quai des Proses, c’est donc à mon tour de lui répondre !

**

Quel livre dort dans ta PAL depuis un moment et que tu peines à faire sortir, et pourquoi ?

Beaucoup trop de livres traînent dans ma PAL et n’en sortent pas malheureusement… Mais le premier qui me vient à l’esprit serait Nina Simone par Gilles Leroy, sorte de biographie de la grande dame que j’ai très envie de lire…mais que je mets toujours de côté parce qu’il y a tellement de choses géniales que je dois découvrir avant !

Si demain tu avais l’occasion de mettre un livre en scène, lequel serait-il ?

Vive la République de Marie-Aude Murail qui est l’un de mes livres préférés qui me suis depuis mes dix ans… Je voudrais le mettre en scène pour être sûre que s’il doit y avoir une adaptation théâtrale ou cinématographique, elle soit à mon goût !

Si tu devais faire revivre l’émission Apostrophes et prendre le rôle de Bernard Pivot, quels auteurs choisirais-tu pour l’émission ?

Sans doute Maylis de Kerangal, parce que ses livres me procurent énormément d’émotions et je n’avais vu d’interview d’elle (du moins je n’ai pas trop cherché). Si je pouvais ramener les morts je dirais aussi Louis-Ferdinand Céline, car c’est un homme plein d’ambivalences. Je ne partage absolument pas ses idées et pourtant, j’adore son oeuvre. Autant dire qu’il serait intéressant de l’écouter.

Enfin, pour mettre un peu d’ambiance, j’inviterais Gilles Legardinier, parce qu’on m’a dit que c’était un homme très drôle et j’aimerais voir ça !

Tu flânes en librairie, sans idée précise d’achat, qu’est-ce qui fait que tu en choisis un ?

Question difficile, il y a tellement de tentations ! Je craque souvent pour un livre que je vois sur une table et qui dort dans ma wishlist depuis longtemps ou pour un livre dont la couverture m’attire et le résumé me plaît.

Quel poème connais-tu par cœur ?

Je retiens très peu de poèmes en entier, je retiens surtout quelques vers par-ci par-là. Mais il y a un poème que je retiens – mon poème préféré à vrai dire : « L’Amoureuse » de Paul Eluard.

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Les blogueurs que je tague :  Popcorn and Gibberish, Ludo, Ulostcontrol, Mokamilla, Les Motordus d’Anne Ju

Mes questions : 

1.Tu pars en vacances demain et tu ne peux emmener que deux livres. Lesquels seraient-ils ?

2.Quelle est ta couleur préférée pour les couvertures de livres ?

3.Es-tu du genre à tout ranger par ordre alphabétique, par couleurs, ou laisses-tu tout traîner ? Bref… Comment ranges-tu tes livres ?

4.Si tu avais la possibilité de conseiller un seul classique à des jeunes avides de lecture…lequel choisirais-tu ?

5.Y’a t-il un aspect qui t’énerve vraiment dans les livres – et qui pourrait t’empêcher d’en acheter un si tu le repères en librairie ?

J’ai hâte de lire les réponses de ceux que j’ai nominés !

Bilan Lecture : Février 2016

Dans la lignée de tous les articles bilans de fin de mois, vient toujours celui de toutes les lectures effectuées récemment. En février j’ai maintenu mon rythme de lecture et lu 11 livres, comme en janvier. C’est un rythme qui me convient plutôt bien – mais il faut dire qu’entre le Prix du Roman des Etudiants et les cours, j’ai eu pas mal de livres à lire.

Retour en détail sur toutes ces lectures.

Ce mois-ci j’ai fait de superbes découvertes…comme j’ai eu quelques déceptions. Parmi les coups de cœur, il y a sans hésitation Celle que vous Croyez, qui fait partir de mes lectures préférées pour le RDE. J’ai adoré l’histoire et surtout la façon dont l’auteure parle de l’amour et de la femme. Sinon, j’ai aussi adoré La Fille du Docteur Baudoin de Marie-Aude Murail (comme à chaque fois que je lis l’un de ses livres) ou The Boy in the Striped Pajamas, un livre jeunesse qui m’a totalement surprise et bouleversée.

J’ai aussi fait quelques très bonnes découvertes qui ont clairement retenu mon attention, dont The Mystery of the Clockwork Sparrow, premier tome d’une enquête policière jeunesse se déroulant à Londres au début du XXème siècle, qui regorgeait de descriptions fantastiques et était un vrai page-turner, mais aussi Cœur Guimauve, de Cathy Cassidy, deuxième tome des aventures des Filles au Chocolat. Toujours aussi jeunesse, mais toujours aussi mignon et rafraîchissant. Dans les contemporains, j’ai beaucoup aimé La Cache, sorte de rétrospective familiale opérée par Christophe Boltanski dans le Paris du début du XXème siècle à aujourd’hui, et En Attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut, OVNI littéraire totalement inclassable, mais vraiment surprenant – et qui donne envie de faire la fête !

Malheureusement quatre lectures m’ont laissée relativement sceptique ce mois-ci. Il y a tout d’abord eu The Plough and the Stars, pièce irlandaise de Sean O’Casey que j’étudie en cours de littérature mais que j’ai eu beaucoup de mal à comprendre (sans doute en raison de la langue des personnages, qui se rapproche parfois du gaélique). Je suis quand même très contente de l’étudier pour mieux la comprendre. Pour revenir aux lectures françaises, il y a eu Un Amour Impossible de Christine Angot, qui pourtant me faisait très envie, mais m’a laissé un avis mitigé. J’ai aussi été peu convaincue par La Bibliothèque de Hans Reiter. Jean-Yves Jouannais a certes une très belle écriture, mais je me suis ennuyée (à vrai dire je me suis littéralement endormie en lisant le livre ce qui ne m’arrive jamais). Dommage que je sois restée insensible à sa prose pourtant fortement intéressante. Enfin, dans un tout autre registre, n’ayant emmené en vacances que ma liseuse pour des questions de poids, j’avais décidé de lire Là où j’irai de Gayle Forman, tome compagnon de Si Je Reste du point de vue d’Adam. Je l’ai trouvé niaiseux à souhait et le personnage d’Adam m’a agacée au plus haut point. Autant l’auteure m’avait surprise le mois dernier avec J’étais Là, que je trouvais plus mature que beaucoup de livres jeunesse, autant là j’ai été très déçue. Ce livre n’était que platitudes et c’est bien dommage.

Voilà pour ce bilan qui se veut assez complet, entre très belles découvertes et petites déceptions… J’ai hâte d’arriver à la fin du Roman des Etudiants pour connaître le gagnant et surtout de voir ce que les lectures de mars me réservent !

Acquisitions Livresques – Février 2016

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J’ai capté seulement hier que lundi était déjà le dernier jour du mois et qu’il faudrait peut-être que je fasse le bilan. Bilan lecture, mais tout d’abord le bilan des nouveaux arrivants dans la PAL – parce qu’il y en a toujours (malheureusement ?)

Comme je l’ai expliqué dans plusieurs articles déjà, je suis partie aux Etats-Unis il y a deux semaines maintenant et il était évident que je ne pourrais pas repartir sans livre. J’avais délibérément laissé beaucoup de place dans la valise et j’espérais ne pas devoir en passer par le surpoids bagages. Heureusement rien de tout cela n’est arrivé. Néanmoins, dans la librairie d’occasion où j’avais passé mon après-midi quelques jours avant cela, le choix avait été plus que difficile. J’ai craqué pour cinq livres (dont trois offerts par mon amoureux donc j’ai encore plus déculpabilisé), tous plus beaux les uns que les autres. Au passage : j’accueille mes premiers hardback dans ma bibliothèque, woot woot !

 

Les couvertures sont toutes plus belles les unes que les autres, je pense qu’on sera tous d’accord là-dessus. Je ne vais pas m’étendre sur les résumés (parce que je ne me souviens plus de tous), mais si je les ai pris (vu le choix drastique que j’ai dû faire) c’est qu’ils ont tous l’air géniaux (avec ça on est très avancés).

Voilà les quelques références (pour ceux que ça intéresse) :

The Boy in the Striped Pajamas ; John Boyne (David Fickling Books)

Putting Makeup on Dead People ; Jen Violi (Hyperion)

A Rat’s Tale ; Tor Seidler and Fred Marcellino (Harpertrophy – Harpercollins Publishers)

An Elephant in the Garden ; Michael Morpugo (Feiwel and Friends)

Connect the Stars ; Marisa de Los Santos and David Teague (Harper)

Enfin j’ai aussi craqué pour deux livres français avant de partir. L’un était un achat obligatoire (mais qui me fait très plaisir quand même) puisque je donne depuis peu des cours particuliers de littérature et je dois travailler sur ce roman, soit Nous Etions des Êtres Vivants de Nathalie Kuperman. Je suis actuellement en train de le lire et j’aime beaucoup. Je ne connaissais pas du tout l’auteure et je me suis rendue compte qu’elle avait publié beaucoup de choses ! Il va falloir que je regarde ça de plus près (ben voyons…).

Et comme je suis faible et que je craque toujours pour un achat plaisir en plus d’un achat obligatoire, je me suis offert Orange is the New Black de Piper Kerman, le récit qui a totalement inspiré la série du même nom. Comme j’ai fini les trois premières saisons, je vais enfin pouvoir attaquer le livre sans être spoilée !

Avez-vous été raisonnables en ce mois de février ou avez-vous beaucoup craqué ? Dîtes-moi tout !

Revue : En Attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut

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Titre : En Attendant Bojangles

Auteur : Olivier Bourdeaut

Editions : Finitude

Date de parution : 8 janvier 2016

Nombre de pages : 160

Quatrième de couverture : Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Mon avis : La couverture de ce livre m’inspirait une histoire d’amour follement déjantée et cela correspond finalement très bien à l’ambiance du roman. On me l’avait vendu comme une nouveauté originale, incroyable, un véritable OVNI. Et c’est sans doute le mot.

Ce livre est original par de nombreux points. Tout d’abord, rien que sa couverture semble provoquer les autres livres de la rentrée littéraire de janvier, par sa couleur, ses danseurs me rappelant les œuvres pop art de Lichtenstein. C’est évident que face à des livres tous plus blancs les uns que les autres, celui-ci dénote en peu. Mais ça change et tant mieux. L’histoire a aussi ce petit quelque chose d’hors du commun qui fait qu’on accroche totalement.

Le livre a une forte teneur autobiographique, le ton est donné. Olivier Bourdeaut nous raconte son enfance totalement farfelue, avec ses parents, personnages hauts en couleurs, presque fous furieux. Chez eux la fête est perpétuelle, le bonheur s’arrose avec des cocktails et le malheur (et le contrôleur des impôts) se chasse à coups de matraque. Mais on passe vite de la folie douce à la folie pure et de mauvaises augures pointent le bout de leur nez.

J’ai la sensation d’avoir fait une très belle découverte avec ce livre et que pourtant je ne suis pas totalement objective, car je l’ai lu « en vrac » – pliée en quatre dans l’avion, en attendant l’annonce de ma porte d’embarquement à l’aéroport, le tout avec une police affreuse sur ma liseuse. Autant dire que ça partait mal, néanmoins j’ai été vraiment surprise. Sans doute tout d’abord grâce à la narration. Tout est raconté du point de vue de l’enfant, qui ne comprend pas toujours les choses des adultes, et qui fait rire dans sa naïveté. Le récit est entrecoupé de passages écrits par le père, qui permettent d’apporter au lecteur certaines informations supplémentaires comme sur la rencontre du couple.

C’est un livre qui tient donc toutes ses promesses et même plus encore, une ode à la joie, une danse endiablée en attendant Mr Bojangles, une histoire d’amour spontanée, magique, qui effraie beaucoup, mais qui fait un peu rêver quand même.

VLOG : Welcome to the United States !

Après beaucoup de revues lâchées au compte-gouttes durant les dernières semaines, j’avais envie d’un article où je pourrais me poser un peu plus pour vous en dire où j’en suis. Je n’ai pas été très présente sur le blog durant les dernières semaines, pour de nombreuses raisons. Tout d’abord, avant mes vacances, j’ai été incroyablement occupée, entre les cours, la valise à faire, des allers-retours à Paris pour voir de la famille et des amis, des cours particuliers à préparer (et à donner)… Puis sont venues les vacances, qui ont été absolument génialissimes, sur lesquelles je vais revenir plus en détail après et le retour, un peu plus difficile on se l’avoue, d’une parce que j’étais bien triste et deux parce que le décalage horaire ne m’a pas tellement fait du bien. A peine revenue, j’ai eu la chance incroyable d’attraper un virus type grippe qui m’a bien assommée toute la semaine… Je commence seulement à ne plus avoir de fièvre et à pouvoir sortir de mon lit sans sentir les courbatures de muscles dont tu ne soupçonnais même pas l’existence. Mais passons. Assez de me plaindre, car maintenant que je me sens de nouveau d’attaque pour lire et écrire un peu, j’ai eu envie de vous partager mon superbe voyage aux Etats-Unis, qui s’est fait de façon un peu inopinée.

J’en ai légèrement parlé en début d’année il me semble, mais depuis le 1er janvier je suis officiellement en relation à distance puisque mon copain a dû partir un semestre pour ses études en Caroline du Nord aux Etats-Unis. Il était prévu que je ne le voie qu’en mai, point. C’était sans compter sur une de mes lubies soudaines : tiens, je prends un billet d’avion et je pars le voir toute ma semaine de vacances en février. Sachant que je suis en licence d’anglais et que je n’étais jamais allée de l’autre côté de l’Atlantique, ce voyage avait d’autant plus de sens. Les Etats-Unis sont toujours un pays qui m’avait attiré, du fait que l’on connaît sa culture par les médias et pourtant il ne s’agit que de représentations. Je voulais me faire ma propre idée sur la question, voir ce qu’il en était réellement, et du point de vue découverte, j’avoue qu’il y avait beaucoup de choses à voir.

J’ai profité de ce voyage pour voir deux villes : celle où vit mon copain, en Caroline du Nord, Raleigh mais aussi Washington D.C (à 5h de bus même si pour nous petits Français cela semble pourtant juste à côté). Comme à chacun de mes voyages, j’ai décidé de vous partager quelques photos, car je sais maintenant que ce genre d’articles est plutôt bien accueilli.

J’espère que ça vous donnera envie…. Car moi j’ai déjà envie de reprendre l’avion pour repartir vers une nouvelle destination !

Revue : The Boy in Striped Pajamas – John Boyne

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Titre : The Boy in the Striped Pajamas (Le Garçon en Pyjama Rayé)

Auteur : John Boyne

Editions : David Fickling Books

Date de parution : 2010

Nombre de pages : 215

Quatrième de couverture : If you start to read this book, you will go on a journey with a nine-year-old boy named Bruno. (Though this isn’t a book for nine-year-olds.) And sooner or later you will arrive with Bruno at a fence. Fences like this exist all over the world. We hope you never have to encounter one.

Mon avis : Je suis enfin de retour de mon petit périple aux Etats-Unis (et ok, je suis déjà nostalgique), mais évidemment je suis revenue avec la valise pleine,  notamment de bouquins (j’ai réussi à éviter le surpoids bagages ce qui était déjà un miracle). Comme j’étais trop impatiente, j’ai déjà lu l’un des livres que j’ai ramenés, soit The Boy in the Striped Pajamas, qui me faisait envie depuis très longtemps.

Il s’agit d’un des innombrables livres qui parlent de l’Holocauste. C’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, mais je dois avouer qu’à force de voir des films ou de lire des livres qui en parlent, je suis un peu lassée. Pourtant, ce livre m’a incroyablement surprise, sans doute parce qu’il aborde le régime nazi et les camps de concentration d’un point de vue auquel nous ne sommes pas habitués.

Bruno est un garçon de neuf ans. Il vit à Berlin avec ses parents, sa sœur Gretel, qu’il considère comme un « cas désespéré » et Maria, la gouvernante. Son père est un membre éminent du parti nazi, chose que l’on ne comprend qu’en avançant dans le livre. L’histoire commence alors que la famille déménage dans une nouvelle maison, bien plus petite, près « d’Out-With ». Bruno vit très mal ce déménagement, il s’ennuie terriblement. Il n’a aucun ami. Jusqu’au jour où il décide de regarder de l’autre côté de la grande clôture électrique devant sa fenêtre, derrière laquelle semblent vivre de nombreuses personnes en pyjama rayé. Mais qui sont ces gens ? Et que font-ils là ?

The Boy in the Striped Pajamas est l’un de ces livres jeunesse qui pour moi correspond à un public bien plus large que les jeunes. C’est une véritable leçon de vie, une histoire d’enfant qui prend aux tripes du début à la fin. Bruno a neuf ans – il a les rêves et la naïveté d’un enfant. Il veut devenir explorateur, il est complètement naïf, il comprend peu de choses au monde des adultes et il voudrait jouer au grand. Le lecteur voit tout de son point de vue et ne se rend compte de la situation des choses que tard – les choses semblent déjà s’envenimer mais personne ne peut l’expliquer à Bruno.

Ce roman était une surprise, un véritable coup de cœur. Je l’ai lu en anglais et je l’ai trouvé très bien écrit. Il a une façon particulière de voir les choses, usant parfois des énumérations sans ponctuation, ce qui dérangera peut-être certaines personnes, mais qui m’a beaucoup plu. Bruno est un personnage très attachant, qui est pour moi totalement réaliste. Parfois les romans jeunesse manquent totalement de crédibilité – les enfants et adolescents réagissent comme des adultes, ou sont prêts à sauver le monde… Ici Bruno voudrait explorer le monde, mais il reste un enfant avant tout avec ses préoccupations. Il est égoïste et crédule au possible. Cela permet de voir toutes les horreurs de la guerre d’une autre façon. Quand certaines personnes (les Nazis) étaient conscients de ce qu’ils faisaient, certains ne l’étaient pas. Bruno ne voyait rien, et certains y étaient viscéralement opposés. Le roman montre à plusieurs reprises ce genre de choses et évoque notamment le fait que certaines personnes n’y étaient pas opposées car il s’agissait du régime en place et cela ne semblait pas si terrible après tout.

En terminant ma lecture, je me suis rendue compte que ce livre est superbement bien ficelé. Il montre le rôle dans la société allemande des années 1940 des nombreuses personnes, plus ou moins concernées par le génocide des Juifs. Certaines personnes ont sans doute été influencées par le régime, sans vouloir forcément le mal, juste parce qu’elles étaient crédules.

Je m’attendais à une lecture touchante, mais sans plus. Un livre de plus parlant de l’Holocauste, point. Et je me suis complètement trompée. C’est un livre qu’on devrait faire lire aux jeunes pour aborder la Seconde Guerre Mondiale avec une autre perspective. C’est un livre bouleversant que je suis désormais très contente d’avoir dans ma bibliothèque.

La bonne nouvelle pour finir : il se lit très facilement en anglais et il est disponible depuis quelques années chez Gallimard en français !

Revue : Celle que vous Croyez – Camille Laurens

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Titre : Celle que vous Croyez

Auteur : Camille Laurens

Editions : Gallimard

Date de parution : 1er janvier 2016

Nombre de pages : 186

Quatrième de couverture : Vous vous appelez Claire, vous avez quarante-huit ans, vous êtes professeur, divorcée. Pour surveiller Jo, votre amant volage, vous créez un faux profil Facebook : vous devenez une jeune femme brune de vingt-quatre ans, célibataire, et cette photo où vous êtes si belle n’est pas la vôtre, hélas. C’est pourtant de ce double fictif que Christophe – pseudo Kiss Chris – va tomber amoureux.
En un vertigineux jeu de miroirs entre réel et virtuel, Camille Laurens raconte les dangereuses liaisons d’une femme qui ne veut pas renoncer au désir.

Mon avis : Ce livre est une de ces perles totalement insoupçonnées qu’on ouvre et qu’on ne veut plus refermer. Je ne connaissais Camille Laurens que de nom, je n’avais jamais lu aucun de ses livres et je pense à l’avenir faire un tour dans sa bibliographie. Le résumé de celui-ci ne m’inspirait pas plus que ça, mais qu’à cela ne tienne : je devais le lire pour le Prix du Roman des Etudiants 2016 et je l’ai ouvert sans trop savoir à quoi m’attendre.

Camille Laurens a conçu un roman en plusieurs parties. Entre déposition au commissariat de police, entretiens (fictifs ?) avec le psychologue, colloque du psychologue lui-même qui décide d’aborder le cas de sa patiente…On a accès au point de vue d’une série de personnages qui tous semblent relativement instables. Leur identité est double, triple, on ne sait plus trop, l’auteure nous embrouille volontairement, elle brouille toutes les pistes et on ne sait plus sur quel pied danser. Par bien des aspects, ce livre m’a rappelé D’Après une Histoire Vraie de Delphine de Vigan, aussi en lice pour ce prix littéraire. Toutes nos convictions sont ébranlées, le roman est complètement addictif et on le referme en n’étant pas totalement sûr d’avoir compris. Mais qu’importe.

Le pitch, comme l’indique la couverture, est le suivant : une femme décide un jour d’espionner son ex sur les réseaux sociaux en se créant un double…bien plus jeune qu’elle. Sauf qu’elle sympathise avec un de ses amis par le biais de ce double, jusqu’à ne plus savoir comment s’en dépêtrer. J’ai trouvé que l’auteure abordait cette thématique d’une façon très intéressante. J’ai pensé, comme beaucoup de lecteurs sans doute, que cette femme était devenue folle, ou du moins qu’elle n’avait vraiment pas réfléchi à son acte. Mais tout est plus compliqué que cela. On se rend vite compte que la narratrice est une femme comme les autres, qui a juste dévié pour de nombreuses raisons. Ce livre nous fait remettre totalement en question et nous fait réfléchir sur certains aspects de la société. Une femme, passé un certain âge, est-elle « périmée » ? A t-elle passé sa « date de consommation » ? Or la narratrice cherche justement l’amour, elle ne demande que ça. Est-ce alors si immoral ? Qui est le plus immoral de l’histoire ? L’homme ou la femme ?

Ce roman, qui a certaines empreintes féministes, m’a incroyablement touchée. L’écriture est superbe, elle nous emmène, elle est vive. L’auteure ne mâche pas ses mots, elle nous provoque – et ça marche. Ce livre m’a marqué et j’y repense toujours presque une semaine après l’avoir terminé. Il fait sans nul doute partie de ceux que j’ai préférés pour l’instant dans la sélection du Prix du Roman des Etudiants.

« Disparaitre de son vivant reste une épreuve. On se fond dans le décor, on devient une silhouette, puis rien. L’indifférence est une autre sorte de burqa, une autre façon pour les hommes de disposer seuls du désir. On a servi, on ne sert plus. Hier fantasme, aujourd’hui fantôme. »