Revue : Où on va papa ? de Jean-Louis Fournier

9782253127840

Pour ma première vraie chronique littéraire, j’ai choisi de vous parler d’un livre qui m’a tout particulièrement touché, Où on va, papa ? de Jean-Louis Fournier. Ma meilleure amie me l’avait offert pour mon anniversaire et je l’ai dévoré en quarante minutes (sérieusement il se lit très, très vite). Aux éditions Le Livre de Poche il coûte aux alentours de 5,60€ (je fais confiance à Amazon). L’édition en elle-même est assez sympa, aérée, et de toute façon j’aime beaucoup Le Livre de Poche de manière générale, donc je n’ai pas été déçue en lisant ce livre. L’image de couverture m’a aussi bien plu, après c’est une question assez subjective. Mais l’idée de la petite voiture comme « rouillée » et de la route sinueuse évoquent bien l’atmosphère du livre.

L’histoire, en gros :

Il s’agit des confidences d’un papa, sous formes de petits paragraphes qui parlent de ses fils. Mais voilà, ses fils sont handicapés, et c’est là tout le sujet du livre. L’auteur aborde de manière ironique, presque légère tous les problèmes difficiles qu’il connait avec ses fils dans la vie de tous les jours, qui ne seront jamais capables de se conduire comme les autres enfants de leur âge.

Le résumé de quatrième de couverture :

« Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. […] Aujourd’hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre. Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. […] Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien. J’espère quand même que, mises bout à bout, toutes leurs petites joies auront rendu le séjour supportable. »

Mon avis :

Comme je vous l’ai dit, j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce livre. J’ai ri toute seule dans le métro en le lisant, et j’ai failli pleurer en le refermant. Or très honnêtement, bien peu de livres me font cet effet-là. Je ne voulais pas d’un livre « mélodrame », or ici rien n’est tiré au tragique. Toutes les situations sont prises à contre-pied, tout est plein d’ironie, et les mimiques des enfants si innocents font sourire plus qu’elles ne donnent pitié ici. C’est ce que j’ai adoré dans ce bouquin. L’auteur arrive à nous faire part de nombreux moments difficiles de sa vie, et pourtant, on rit tout au long du livre, on sourit. La quatrième de couverture est ici parfaitement révélatrice de l’ensemble du livre. On y voit le ton ironique, presque cynique de l’auteur, ainsi que la volonté de faire un portrait réaliste de ces enfants, mais un portrait sympathique, et non un portrait d’enfants uniquement handicapés et non autonomes.

Ce livre est court, se lit facilement et se suffit à lui-même. Je le conseille à ceux qui envie de rire, comme à ceux qui souhaitent aborder un sujet relativement sérieux (ici le handicap). C’est un témoignage d’amour « une remarquable leçon de vie, sans mélo ni pathos« , comme le dit si bien Marianne Payot dans l’Express.

En bref, n’hésitez plus, si ce livre vous tente, foncez !

Note : 4,5/5

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