Revue : Les 50 ménagères de Gray – James Lee

couv64852930

Titre : Les 50 ménagères de Gray

Auteur : James Lee

Editions : City Editions

Date de parution : Mars 2013

Nombre de pages : 217

Quatrième de couverture : Bienvenue à Gray Town! Ses 7ooo habitants, son association de moto neiges, sa bibliothèque municipale et son fameux club de lecture réunissant chaque semaine cinquante femmes autour de la découverte d’un livre.
Cette fois, leur choix se porte sur le best-seller à la mode: une romance érotique décrivant les ébats musclés d’un jeune couple. Le livre agite ces tranquilles ménagères qui, du coup, trouvent leurs vies sexuelles lamentables et leurs maris trop avachis. Elles décident de prendre « les choses » en main.
Seulement, rien n’est comme dans les livres: un ascenseur qui tombe en panne, le facteur qui vous découvre déguisée en écolière ou la voisine qui s’interroge sur ce drôle de canard en plastique… Le parcours vers la libération sexuelle comporte bien des embûches. Les 50 ménagères de Gray ne sont pas au bout de leurs peines!

Mon avis : S’il y a bien une chose à savoir chez moi, c’est que je n’ai pas lu Cinquante Nuances de Grey, pour plusieurs raisons. J’ai bien essayé de le lire, un jour d’été chez une amie, mais je n’ai pas pu dépasser les deux cents pages. Je suis ouverte à beaucoup de choses, mais pour le coup, j’ai littéralement détesté l’écriture. C’était niais, mauvais. En plus de ça, le personnage d’Ana m’énervait considérablement : cucu au possible, niaise et complètement à côté de la plaque. Et le fameux Mr. Grey ne me séduisait même pas. Enfin les premières scènes de sexe m’ont juste fait éclater de rire…par leur aspect totalement surjoué.

Mais vous allez me dire, ce n’est pas la question, et c’est bien vrai. Quand j’ai découvert ce semblant de parodie de Cinquante Nuances de Grey, j’ai été curieuse. Du coup, j’ai essayé de m’intéresser à la vie des ménagères de Gray Town. Ces femmes sont visiblement toutes désespérées sur un point : le sexe, d’accord, fait plaisir à leur mari. Mais à elles ? Y’a t-il des femmes qui ressentent du plaisir ? Dans un club de lecture, après plusieurs semaines à s’ennuyer sur des livres qui ne leur plaisent pas, elles sont stupéfaites. Elles lisent le dernier livre érotique en vogue (on sait duquel il s’agit au vu du titre mais il n’est jamais réellement nommé), et se rendent compte qu’on peut pimenter sa sexualité pour prendre du plaisir. Un seul mot d’ordre désormais, en parler à leur mari, et essayer de changer leurs pratiques sexuelles.

On suit au final de près trois ménagères : Frances, dont le mari Bill est aimant, et essaie alors de suivre sa femme dans ses nouvelles résolutions sexuelles, Laetitita, femme dont son mari, qui occupe des fonctions professionnelles importantes, est tout le temps absent et occupé, et qui a désormais du désir sur sa bonne mexicaine, et Marge, qui s’est mariée à un homme qu’elle n’aime pas (et lui non plus d’ailleurs), mais qu’elle compte bien obliger à suivre ses nouvelles directives en privé.

La recette aurait pu marcher : l’idée de la parodie est assez fraîche, et semble au début plus authentique que le livre de E.L James (vous noterez au passage le nom de l’auteur James Lee, le jeu est poussé à son paroxysme). On se retrouve sans doute plus dans les personnages de Frances, Laetitia ou Marge, femmes « normales », qui galèrent un peu dans leur vie. Néanmoins, cela n’a pas pris sur moi. Bien qu’il y ait quelques scènes loufoques (car évidemment nombre de leurs essais sexuels se révèlent être des échecs plus que cuisants), tout est poussé trop loin, et il n’y a plus rien de crédible. Finalement, au lieu de sourire, le tout m’a un peu lassée. Je ne parlerai d’ailleurs même pas de la fin qui pour moi relève du grand n’importe quoi tant elle est grotesque sur tous les plans, et arrive comme un cheveu sur la soupe.

Ce qui m’a également choquée, en plus de l’écriture qui n’est pas sensationnelle (mais au vu du sujet, je ne m’attendais pas à du Proust), ce sont les fautes d’orthographe. J’en ai au moins repéré cinq ou six, et sur un livre de deux cents pages, pour moi, c’est inacceptable. Ce n’est pas la faute de l’auteur mais plutôt de l’équipe de correction, mais tout de même. C’est un détail qui m’agace.

En résumé, j’ai quand même été contente d’ouvrir ce livre parce que l’idée était originale, mais le tout est un flop, et c’est bien dommage.

Publicités

6 réflexions sur “Revue : Les 50 ménagères de Gray – James Lee

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s