Revue : Lettres à l’absente – Patrick Poivre d’Arvor

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Titre : Lettres à l’absente

Auteur : Patrick Poivre d’Arvor

Editions : Le Livre de Poche (1ère parution : Albin Michel)

Date de parution : 1994

Nombre de pages : 123

Quatrième de couverture : Comme des milliers d’adolescentes en France, Solenn, seize ans, est atteinte d’anorexie mentale : une maladie d’origine psychologique qui conduit le sujet à refuser toute alimentation, au point de mettre sa vie en péril. Solenn est « l’absente » de cette bouleversante lettre ouverte, dans laquelle Patrick Poivre d’Arvor s’interroge inlassablement sur les causes de cette tragédie, sur l’aide aussi qu’il peut apporter à son enfant. Et dévoile la souffrance d’un père par-delà son aura d’homme public.

Mon avis : Un roman touchant écrit d’une main de maître. Patrick Poivre d’Arvor dans ce livre se veut plus intime, plus enclin aux confidences. Cette lettre ouverte est un message d’amour sans pareil, déchirant, presque vain en définitive. Solenn est un mirage que l’on découvre au fil des pages, une petite fille déjà grande et pourtant si minuscule, fragile, prête à se briser à tout moment. Au fil des pages, les lettres de l’auteur à sa fille se veulent de plus en plus bouleversantes, elles nous happent, on attend un dénouement qui ne viendra pas.

Je connaissais l’histoire de Solenn, principalement grâce à la Maison de Solenn qui est aujourd’hui un centre spécialisé pour les adolescents à Paris. Je souhaitais découvrir ce livre qui promettait d’être prenant, presque ravageur. Il a quelque part tenu ses promesses. La plume de Patrick Poivre d’Arvor nous entraîne dans son sillage, dans ses voyages, ses espoirs comme dans ses désillusions. J’aurais presque aimé que sa voix si connue accompagne ma lecture.

C’est un témoignage grandiose qui nous offre un nouveau regard sur l’anorexie : celui des proches, qui ne comprennent pas, parfois par déni aussi, et qui attendent quelque chose, une promesse de guérison, la fin, ou le début d’une vie où la nourriture n’est plus un poison.

Un livre qui se veut simple et efficace, dans l’urgence, face à des sentiments forts et parfois si contradictoires. Peut-être pas un coup de cœur, mais un livre que je suis très contente d’avoir enfin découvert et que je conseillerais à beaucoup. Pour y comprendre la détresse d’un homme si connu des Français, mais aussi pour ressentir l’intensité d’un amour filial sans pareil.

« Dans le cercle, la vie : hors du cercle, le no man’s land. J’y travaille, j’y dors, tu y dors, nous y contrôlons Paris de nos sémaphores. Nous communiquons avec de grands gestes vains dans le vide, nous partons à l’assaut des ailes de moulins imaginaires. Nos lances sont désespérées. »

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11 réflexions sur “Revue : Lettres à l’absente – Patrick Poivre d’Arvor

  1. Whalzz dit :

    Je suis rarement tentée par les livres écrits par des personnes issues de l’audiovisuel, donc PPDA… ça ne me parlait pas plus que ça (je sais que c’est sûrement un préjugé). Ce roman a l’air très beau, je ne sais pas si je me lancerai tout de suite dedans par contre.

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