Revue : The Handmaid’s Tale – Margaret Atwood

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Titre : The Handmaid’s Tale

Auteur : Margaret Atwood

Editions : Vintage London

Date de parution : 1996 (1ère parution 1985)

Nombre de pages : 324

Quatrième de couverture : (la traduction est douteuse comme d’habitude, c’est normal, c’est la mienne) : La République de Gilead n’offre à Offred qu’une seule option : se reproduire. Si elle dévie, elle sera pendue au mur ou bannie pour mourir lentement sous les radiations, comme tous les autres dissidents. Mais même un état répressif ne peut supprimer le désir ; ni celui d’Offred, ni celui des deux hommes dont son avenir dépend.

Brillamment conçu et construit, cette puissante évocation des Etats-Unis du 21ème siècle montre l’ironie dévastatrice, la présence d’esprit ou la perception ingénieuse de Margaret Atwood.

Mon avis : C’est le genre de classique que l’on voit dans les rayons de littérature en langue anglaise mais dont on connaît finalement peu de chose. Margaret Atwood est une auteure canadienne reconnue, qui a publié un nombre incroyable de romans et pourtant, c’est souvent celui-ci que l’on retient. J’étais donc très contente de devoir le lire pour un de mes cours de littératures ce semestre-ci.

Je ne m’attendais certainement pas à une dystopie. Comme 1984, c’est pour moi l’un des livres qui fait maintenant partie des références du genre, tant il perturbe et tant il est incroyablement bien construit. Comme souvent lorsque j’étudie un livre en classe, j’ai la sensation que ma chronique ne lui rendra pas justice, car mon but est uniquement de vous donner mes impressions de lecture et non une analyse complète (ce qui serait fort intéressant quand même).

Pour revenir à l’histoire – la narratrice est une jeune femme qui nous raconte son quotidien sous le régime de Gilead. Suite à de nombreux problèmes climatiques et de démographie, ce régime, qui est une théocratie, a pour but de régler ces problèmes en faisant en sorte que les femmes fassent plus d’enfants. Pour cela, certaines femmes, the Handmaids, toujours en mesure de concevoir, sont placées dans de grandes maisons, sous le contrôle des Commanders. J’essaie de simplifier car en réalité il y a de nombreuses strates qui sont très bien retranscrites dans le livre. On découvre une société parallèle pour le moins cauchemardesque. Offred ne revient que par bribes sur sa vie d’avant. Sa vie de jeune fille, d’étudiante, fille dont la mère faisait partie des premières grandes féministes des années 1970, puis sa vie d’épouse et de mère à son tour. Comme une sorte de vie antérieure à laquelle elle n’a plus accès, sans que l’on arrive à dessiner un clair découpage dans le temps entre autrefois et maintenant.

C’est un ouvrage qui m’a tenue en haleine jusqu’au bout, même s’il donne des nœuds au ventre (tout comme je pouvais en avoir en lisant les aventures de Wilson dans le roman d’Orwell). Le paysage se dessine, de plus en plus sombre et aucune issue heureuse ne semble possible. Ce livre n’est pas sans nous rappeler nos problèmes contemporains (de terrorisme, de climat mais aussi de démographie), aussi on ne peut que saluer le talent presque visionnaire et vertigineux de l’auteur. Car ce livre donne bel et bien le vertige, notamment la fin (mais je ne vous en dis pas plus).

Je comprends mieux pourquoi certains le rangent dans la catégorie des chefs-d’oeuvre. C’est un livre qui a plusieurs niveaux de lecture, du plus simple, purement fictionnel et divertissant, au plus profond – Margaret Atwood nous fait réfléchir à plusieurs questions féministes (comme le corps comme propriété, l’avortement, le désir), mais aussi à l’environnement, à la politique… Elle apporte même une réflexion complète sur l’importance et le rôle de l’écriture.

Il s’agit sans aucun doute d’un livre complet que tous les amateurs de dystopies et les féministes devraient connaître, même si l’auteure elle-même refusait de catégoriser son oeuvre comme féministe ou de science-fiction. Quoi qu’il en soit, c’est un livre que je prends du plaisir à étudier ce semestre et j’espère que vous serez nombreux à avoir envie de le lire après cette chronique, en français ou en anglais.

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2 réflexions sur “Revue : The Handmaid’s Tale – Margaret Atwood

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